Avec Lucian Blaga: Poète de l’autre mémoire

L’essai « Avec Lucian Blaga : poète de l’autre mémoire », (éditions du Cygne, Paris, 2019​) est un témoignage de ma rencontre intime dans l’esprit de ce que l’on appelle sacrifice et  sacré… L’auteur avec lequel je chemine était poète, dramaturge, philosophe, proscris par le régime communiste de Roumanie d’avant la chute du Mur.​ Lucian Blaga ​a écrit aussi sur la psychanalyse, il a élaboré le concept de personance que j’ai mis en perspective avec  l’inconscient-lalangue lacanien, c’est un apport ​que j’espère ​novateur…Abordant le sacrifice de l’amour au nom de la création (d’un idéal?), ce livre s’inscrit dans une sorte de trilogie en continuité de mon premier texte, »Rilke-Poème: élancé dans l’asphère » (L’Harmattan, 2017)et en attente de « Fileuse de l’invisible: Marina Tsvetaeva », mon troisième essai à paraître aux éditions de Corlevour le 16 mai, 2019. Initialement, ces 3 volets faisaient partie d’un seul et même manuscrit que j’ai divisé en trois à cause du volume trop important du texte.

Table des matières

Liminaire 7 

Voix-Mur d’oracle 17 

Deux jumeaux dans « La barque de Charon » 29 

La personance et l’inconscient-lalangue 39 

Prise au jeu du mur, Mira 49 

Voué au pur désir, le sacrifiant 75 

Hérésies post-scripturales pour Un-muré à lyre 91 

Le livre peut être commandé:https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=luminitza+c.+tigirlas&sft=1&sa=0&omnsearchtype=History

 https://livre.fnac.com/a13458391/Luminitza-C-Tigirlas-Avec-Lucian-Blaga
https://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-avec-lucian-blaga.html

Le dire fait-il le sacré ? Ce questionnement révèle l’œuvre poétique, théâtrale et philosophique de Lucian BLAGA (1895-1961) par le sacrifice de l’amour au nom du mystère de la création. Son poème dramatique « Manole, Maître Bâtisseur » réinsuffle la complainte de l’Auteur Anonyme. Dans la ballade roumaine, le Maître Manole emmure son amoureuse pour faire durer le monastère qu’il construit et qui autrement s’effondre. Par-delà Lucian Blaga, à travers d’autres lectures de la littérature universelle, le sacrifice touche à une perception et rencontre intime de l’auteur avec le sujet de l’emmurement mythique et totalitaire dans le silence du sacré.

Luminitza C. Tigirlas, d’origine roumaine, née en Moldova orientale, est une survivante de l’assimilation linguistique dans l’URSS. Poète de langue française, psychanalyste trilingue à Saint-Priest (Rhône), membre de l’ALI. Elle a publié : Fileuse de l’invisible—Marina Tsvetaeva, (Essai, Éditions de Corlevour, 2019) ; Avec Lucian Blaga : poète de l’autre mémoire (Essai, éditions du Cygne, 2019) ; Foherion, (28 poèmes, Anthologie Triages, Tarabuste, 2019) ; Noyer au rêve, (Poésie, éditions du Cygne, 2018) ; Rilke-poème. Élancé dans l’asphère (Essai, L’Harmattan, 2017) ; ses poèmes et nouvelles sont parus dans une vingtaine de revues littéraires dont ARPA, Décharge, Triages, Voix d’encre, Friches, Traversées, R.A.L., Poésie sur Seine etc

La poésie à gorge déployée

N.B.:

Roger Dextre est un poète lyonnais, mais aussi quelqu’un qui à l’époque de ses études en philosophie a écrit pendant l’hiver 1968-1969 à Jacques Lacan et il en a reçu une réponse.

Après son récital de poésie et à l’occasion de notre entretien, nous apprenons de la bouche de Roger Dextre lui-même un peu plus sur cette aventure épistolaire et ses effets. 


« Parfaire le sacré sans pardonner l’amour »

 

C’est le titre de mon article publié

en hommage au poète roumain Lucian Blaga (1895-1961):

Claudepierre Tigirlas, Luminitza. « Parfaire le sacré sans pardonner l’amour », L’en-je lacanien, vol. 31, no. 2, 2018, pp. 103-155.

Je remercie chaleureusement la revue L’en-je lacanien et tout particulièrement Michel Bousseyroux, son directeur, qui renouvelle sa confiance dans mon écriture, cette fois sur un sujet étrange et étranger à la culture française.

On peut trouver mon texte sur Cairn.info :

Parfaire le sacré sans pardonner l’amour

Luminitza C. Tigirlas

Mon essai  » Rilke-poème. Élancé dans l’asphère » lu par Julien Alliot

Mes très chaleureux remerciements à Julien Alliot, Agrégé d’anglais, docteur en

littérature britannique, que je ne connais pas personnellement,

pour sa lecture généreuse et fidèle à mon désir de transmission de ce qui a fait pour moi rencontre avec la poésie de Rainer Maria Rilke.

Son texte a été accueilli dans le cadre du Cabinet de lecture

de « La revue Lacanienne », n° 19, 2018 (1), revue que je  remercie aussi pour l’honneur qu’elle me fait de s’intéresser ainsi à mon écriture.

Voici ce texte en accès libre sur Cairn.info:

Luminitza C. Tigirlas, Rilke-poème. Élancé dans l’asphère

 

Couverture

 

Luminitza C. Tigirlas

 

 

Exécution au silensophone selon Luca

 

En ce mois de septembre, la revue « Psychanalyse YETU » n°42 me fait l’honneur de publier mon article inspiré de la poésie de Gherasim LUCA. Merci au collectif de la rédaction qui renouvelle ainsi sa confiance dans mon écriture.

Luminitza Claudepierre Tigirlas, Exécution au silensophone selon Luca

Ce texte publié en avant-première est un fragment de mon livre à venir au titre LUCAPHONIE.

… effets poétiques déliés

Ces trois mots se trouvent en exergue de mon nouveau site qui n’annulé pas celui-ci.

« Psychanalyse et effets poétiques »  continuera à fonctionner tel quel.

Je viens de créer un deuxième site pour séparer un peu 

ma poésie du domaine tout aussi particulier de la création en psychanalyse, 

la rendre plus distincte,

lui donner plus d’air…

Mon nouveau site parallèle porte en exergue :

« …effets poétiques déliés » 

et mon nom de plume Luminitza C. Tigirlas,

accompagné de l’espoir que je mets dans

Le Mot infini du Poème

Soyez aussi mes bienvenus lecteurs sur:

Luminitza C. Tigirlas – Le mot infini du poème

 

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Dessin de Doïna VIERU

Note de lecture de Maryse Staiber sur mon « Noyer au rêve » dans la Revue Alsacienne de littérature N° 129

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Mes vifs remerciements à la poétesse Maryse Staiber pour sa lecture généreuse de mon recueil de poésie « Noyer au rêve ».

Les neuf LANGUES dicibles de Christine Durif-Bruckert

 

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« Langues », le premier recueil de poésie de Christine Durif-Bruckert qui inaugure en 2018 la nouvelle collection « éclipses » de Jacques André Éditeur donne envie de saluer sa parution.

Illustré par des croquis de Raoul Bruckert, peintures de Jean Imhoff et calligraphies de Sim Poumet, ce beau livre se décline en neuf parties. Ce sont, dirais-je, autant de langues de ces corps qui avec l’auteure « se nouent à la chair du monde » et dont « les paroles s’agenouillent dans une solitude agitée, vers de très brèves consolations ». Dans la traversée de l’agonie par le corps, la poétesse lance les mots en cerceaux de feu qu’elle nomme tour à tour :

— RÉVOLTES

— CHUTE

— ORIGINES

— COURBES

— AMOUR

— STATUE

— INTÉRIORITÉS

— DEVENIR

— RESTES…

La chair des poèmes découvre l’univers de ce corps qui « s’égare en nos ombres et rêveries », son intimité est chaude et parfois brûlante dans les « jeux de langues à peine audibles », le mouvement poétique anime des substrats archaïques et les bords d’un réel en métamorphoses.  

Tendons l’oreille à la musique rythmée par un mystère inquiet de Christine Durif-Bruckert : « Des imitations silencieuses ne parvenaient qu’à peine à faire siennes le fardeau du destin. L’environnement se transformait en un pavillon de bêtes éléphantesques, puis retombait dans le registre de l’impalpable. Elle se sentait livrée à des habeaux rutilants de sons perdus, saisis pourtant dans une insistante cacophonie. Les dés d’un jeu perdu d’avance roulaient sur le tapis vert du désarroi jusqu’aux pièges installés, fixés comme autant de signes d’une emprise sournoise. Ces moments creusaient le vide, élargissaient de façon irrémédiable la fendille du corps. » (p.73)

Dans le corps textuel de son écriture, « Les sons entonnés à plusieurs deviennent des cantates. / Dedans, il y a de nombreux passants / qui se sont perdus. / Disparus avant que d’avoir pris forme. » (p. 95) et la poétesse en a la nostalgie, elle s’emploie à détourner les mots pour faire revivre ces fantômes du manque.

 Lisons-là : Christine Durif-Bruckert, « Langues », Jacques André Éditeur, 2018.

 

Luminitza C. Tigirlas, le 4 juillet 2018.