« La poésie à gorge déployée »avec Esther Tellermann

Esther Tellermann, poète et psychanalyste, nous fait l’honneur et le plaisir de sa présence à Lyon le 29 novembre 2019 à 20h pour un récital et un entretien sur sa poésie et ses récits. J’accueille humblement cette grande poétesse dans le cadre de mes soirées « La poésie à gorge déployée » à ALI-LYON.

Tous ceux qui aiment la poésie sont très chaleureusement invités à sa rencontre

au 60 rue des Rancy, Lyon3ème.

« Ça crée » Avec Lucian Blaga, poète de l’autre mémoire

« Ça crée »

à propos du livre de Luminitza C. Tigirlas,

 Avec Lucian Blaga, poète de l’autre mémoire, éd. du Cygne, 2019. 

Toute ma reconnaissance  à Christian Fierens, 

qui publie cette Note de lecture sur le site  

de l’Association Lacanienne Internationale :

https://www.freud-lacan.com/getpagedocument/28086

Report de « La poésie à gorge déployée » avec Esther Tellermann


Je regrette de devoir  annoncer que la soirée « La poésie à gorge déployée » du 19 septembre 2019 est reportée
à cause d’un accident de santé d’Esther Tellermann qui l’empêche de se déplacer cette fois à Lyon. Une autre date de « La poésie à gorge déployée » avec la participation de cette grande poétesse sera communiquée ultérieurement. Merci à tout ceux et celles qui ont manifesté leur désir d’y participer et que j’espère voir à notre prochaine rencontre autour de la poésie. 
avec mes meilleurs sentiments,

Luminitza C. TIGIRLAS

« La poésie à gorge déployée » avec Esther Tellermann

J’ai l’énorme plaisir d’accueillir la poétesse Esther Tellermann pour un récital et un entretien sur sa poésie et ses récits dans le cadre de mes soirées « La Poésie à gorge déployée »

le jeudi 19 septembre 2019 à 20 h

au local de l’Association Lacanienne Internationale de Lyon au 60 rue des Rancy, Lyon 3ème.

Tous ceux qui aiment la poésie, qui s’intéressent à l’écriture, sont les bienvenus.

FILEUSE DE L’INVISIBLE — MARINA TSVETAEVA

Mon essai littéraire FILEUSE DE L’INVISIBLE — MARINA TSVETAEVA, paraît aux Editions de Corlevour ce début juin 2019. Toute ma reconnaissance à Réginald Gaillard

et au comité de lecture de cette maison d’édition pour leur confiance.  

Inspiré par l’œuvre et la vie de la poétesse russe Marina Tsvetaeva,

ce volume couronne ce qu’on peut appeler une Trilogie,

initialement intitulée « Parfaire le sacré sans pardonner l’amour »,

texte un peu volumineux pour voir le jour dans un seul livre.

Sa publication a été possible en trois volets qui interrogent

le sacrifice de l’amour au nom de la création et dans le silence

du sacré, commencée avec

Rilke-Poème. Élancé dans l’asphère (L’Harmattan, 2017)

et poursuivie dans l’ordre de leur publication par l’essai

Avec Lucian Blaga, poète de l’autre mémoire, (Du Cygne, 2019).

FILEUSE DE L’INVISIBLE — MARINA TSVETAEVA

(éditions de Corlevour, juin 2019):

TABLE

Liminaire 9

I Au métier du hors-âme 13

II Brisures et éclatement d’un « Dieu-Diable » 43

III Brûlure du Vide à vif du poème 59

IV Saule-Sapho, frère féminin 95

V Être unique et ne pas rencontrer l’Homme 123

VI Au monde — du son irrecevable 149

VII Où sont les mots à ne pas finir ? 167    

4è de couverture : 

Le fil est une voix créatrice d’hérésies, elle monte au-dessus du métier de la fileuse de l’invisible — Marina Tsvetaeva (1892-1941). Sa nécessité rythmique d’être poète est celle de vivre, d’accomplir sa mission « d’oreille de la voix ». Se disant « murée vive », Marina exhorte le monde à la vérité de la perte et au franchissement poétique du Mur qui l’exile à l’intérieur d’elle-même. La poétesse s’appelle tour à tour Ariane, Maroussia, Tatiana, Sonetchka, Anna, Frère féminin, Rilke, Pasternak, Dieu-Diable, Noyé, Musique, Mère-Morte, Meurtrimère… Vide, Âme, Dieu… Poète de l’être à l’âme toute nue, Marina Tsvetaeva se fonde et se refonde dans une exposition poétiquement hérétique et, pourquoi pas, lyriquement croyante. Son exigence particulière pour le sacré fait ériger en vers « la vérité céleste contre la vérité terrestre ». Le vide, l’âme, le mystère et le sacrifice en tant qu’il est la « passion de la mort » nous interpellent au cœur des œuvres lues au cours de cet essai dans leur reflet de l’amour de l’amour en même temps que son refus. Passionnément, le désir d’amour de Marina est désir de mort.

Il me tient à coeur de reproduire ici la page des dédicaces:

Pour ma mère

et mon amie Annie Abellaneda, dans l’au-delà

Aux femmes d’ici que j’aime

à ma fille Doïna Vieru, toujours

Luminitza C. Tigirlas : la blague à part

(article signé par le critique littéraire Jean-Paul Gavard-Perret)

Ecrivains et auteurs Luminitza C. Tigirlas

Thèmes Essai littérairejean-paul gavard-perret 03/05/2019 CommenterEcrire une critique

Deuxième élément d’une trilogie à venir, et entre Rilke et Marina Tsvetaeva, Luminitza C. Tigirlas permet le connaissance du poète roumain Lucian Blaga (1895 – 1961). Par delà l’auteur et à travers les lectures de Lacan, Yourcenar, Claudel, Kierkegaard, Sophocle, elle reprend en praticienne et poétesse le concept de « personance » de Blaga qu’elle rapproche en son parlêtre de « lalangue » lacanienne, sa forgerie voire le force-rire des mots. L’auteure permet de dépasser ce qu’ils disent en énonçant – au delà de la machinerie de la conscience – l’étourdissement de l’inconscient.

Le livre devient celui des lallations orgasmiques qui échappent au pur scripteur et à l’inter-locutrice. Elle convoque à dessein ce qui dans le langage déraille et trouble dans un égarement face aux voies tracées et lactées. Le mouvement pulsionnel visite ainsi le logos et L-C Tigirlas nous fait guide parmi les fantômes et les débris des discours.

Dans ce concert, la ballade de Blaga est moins une blague à part qu’une manière de faire entendre ce que l’auteure nomme « la non-voix » dont l’amplitude perce néanmoins le silence.
En un tel concert, le personnage de Bogoumil tire la queue autant à dieu qu’au diable, au mal qu’à la perfection. D’où cette relecture du sacré en préface à celle de Mircea Eliade. Halte au Séraphin comme au Malin dans l’épiphanie d’une mystère et le refus d’un master là où il existe en quelque sorte ni dieu ni maître.

Le texte produit un renversement des mythes acquis, par une voix rare. Elle refuse de singer l’ange ou la bête pour s’adresser à l’autre. Face aux dix et dits des Commandements s’instaure ce qui échappe à la religion des hommes, des états et des dieux qu’ils ont créés « face au vide qui s’apprêtent à les engloutir et qu’ils ne peuvent accepter. » L’auteure ré-insuffle la complainte de l’Auteur Anonyme face au Maître Manole de Blaga et sa ballade roumaine. Celui-là emmure son amoureuse pour faire durer le monastère qu’il construit et qui autrement s’effondre dans ce qui devient une belle torsion de l’esprit saint.

A sa manière Luminitza C. Tigirlas condamne l’idée de drame d’amour comme la notion de péché et celle de la peur pour une traversée au delà des eaux sur lesquelles Charon et Noé ont navigué. D’où la transformation des histoires d’Eau en une histoire d’O inédite. Cette nouvelle « étendue » fait retour – plus qu’à la vie et la mort – à un au delà du langage, à un verbe premier et matriciel que n’aurait pas renié Artaud en ses glossolalies. Celui de l’amour que le silence comme un certain langage emmure. Reste ici ce que Lacan entend dans « le jeu de lettres RSI » – à savoir l’hérésie nécessaire à la confirmation du l’autre en lieu et place de son silence et de la seule affirmation du même.

Jean-Paul Gavard-Perret

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/luminitza-c-tigirlas/review/1948871-luminitza-c-tigirlas-la-blague-a-part

Luminitza C. Tigirlas, Avec Lucian Blaga, poète de l’autre mémoire, coll. Portraits littéraires, éditions du Cygne, avril 2019, 110 p.-, 13 €jean-paul gavard-perret 03/05/2019 CommenterEcrire une critique