« Brisures et éclatement d’un « Dieu-Diable »

« Brisures et éclatement d’un « Dieu-Diable »est le titre d’un article que je publie dans la revue « Analyse Freudienne Presse », n° 18 et qui peut être consulté sur le site CAIRN.info via le lien suivant:

www.cairn.info/revue-analyse-freudienne-presse-2011-1-page-109.htm.

Nous serrons un dimanche, ce 2 octobre 2011 à Paris. J’interrogerai la poésie de Gherasim Luca , telle la parole d’un analysant, d’un « bûcheur en « peau » de poème »

 

Peinture de Doïna VIERU

ANALYSE FREUDIENNE CONGRES BILINGUE
1er et 2 octobre 2011

« Au commencement est le transfert »

Hôpital Sainte Anne, 100 rue de la santé. 75014 Paris

Samedi 1 octobre 2011

8h45 Inscription

9H15 Introduction/Introducción

Robert Lévy

9h45 à/a 10h30 h. Modérateur/Moderadora :  Florence Merry

Anna Konrad « L’amour Lacan de Jean Allouch: Une formule de désir d’analyste ? »

Discutant/Discutidora

Geneviève Taiëb

10 :30 à/a 11 h Pause / Pausa

11h à/a 11h45 Modérateur/Moderadora : Chantal Hagué

Jean-Jacques Leconte « Le transfert est dans l’air »

Discutant/Discutidor

Claude Breuillot

11h45 à/a 12h30

Martine Bonamy « Le transfert à quel prix »

Discutant/Discutidor

Jorge Camón

12h30 à/a 14 h. Dejeuner/Comida

14 à/a 14:45 h. Modérateur/Moderadora: Eva Van Morlegan

Serge Granier de Cassagnac « Institution, psychanalyse»

Discutant/Discutidor

Marcel Rockwell

14h45 à/a 15h30

María-Cruz Estada «En la ardiente oscuridad: amor, odio e institución»

Discutant/Discutidor

Sylvain Frérot

15h30 à/a 16 h. Pause / Pausa

16 hà/a 16h45. Modérateur/Moderadora: Catherine Delarue

Monique Masson « Analyse de le pratique et transfert: J’ai pensé à vous …. On s’est refait, seuls,

l’analyse de la pratique de X…»

Discutant/Discutidor

Roque Hernández

16:45 à/a 17:30 h.

Cartel: Cécile Babel, Laurent Ballery, Céline Devalois, Radjou Soundaramourty, Joëlle

Toubiana.

« La question du transfert de travail et de la production dans un dispositif de cartel »

Dmanche 2 octobre/ Domingo 2 de octubre  2011

9h45 à/a 10h30 . Modérateur/Moderador: Pierre Sorel

Etienne Miroglio « Le transfert en mode homosexuel : En quoi repose t-il la questionde l’amour et

du désir ? »

Discutant/Discutidora

Lydia Ledig

10h30 à/a 11h15.

Luminitza Claudepierre « Le bûcheur en « peau » de poème »

Discutant/Discutidor

Daniel Colson

11h15 à/a 11h45. Pause / Pausa

11h45 à/a 12h30. Modérateur/Moderadora: Marian Lora Toro

Jeanne Lafont Dimpsy « Dyssymètrie dans les transferts à l’aide du schèma de la lettre »

Discutant/Discutidor

(A preciser)

12h30 à/a 14 h. Dejeuner / Comida

14h à/a 14h45. Modérateur/Moderadora: Marie Françoise Zerlini

Claire Arnaud-Gazagne « Parlez-moi du transfert chez les enfants autistes »

Discutant/Discutidor

Guillermo Kozameh

14h45 à/a 15h30.

Carol Watters « Voici l franc symbolique, docteur »

« La question du transfert dans la cure psychotiques »

Discutant/Discutidora

Françoise Fabre

15:30 à/a 16:15 h.

Michel Ferrazzi « Le HORS/l’(a) »

Discutant/Discutidora

Françoise Crozat

16:15 h.  CONCLUSION / CLAUSURA

Rencontre avec Guy DANA

Peinture de Doïna VIERU

Analyse Freudienne

et l’association  Transverse 

accueillent Guy Dana,

psychanalyste, chef de secteur en psychiatrie,

pour échanger autour de son livre

« Quelle politique pour la folie ? 

Le suspense de Freud»

Ed. Stock, 2010

14 MAI 2011 à  l’hôpital Saint Jean de Dieu


Nos pratiques sont envahies d’une langue sans humus, d’une langue pleine qui annule tout conflit et que Guy Dana fait équivaloir à une rhétorique.

Parlant de l’atteinte au concept d’hospitalité lui-même, Guy Dana avance :  « Le secteur dans son intention, c’est la possibilité d’un travail de médiation entre folie et société, c’est donc mettre par principe l’hétérogénéité en travail. En c’est aussi la constante recherche d’un espace d’élaboration. La menace qui pèse a donc d’abord les effets d’un meurtre d’âme… Le futur ressemble à un empire gestionnaire chevillé au calcul des actes tandis que se dégrade ce qui fonde le métier, parole et langage. »  L’auteur retient le terme de totalitarisme pour indiquer son exercice « d’abord et avant tout à l’encontre de la notion de sujet » et ceci par une «réduction de sens à l’excès ». Ainsi la démarche qualité se sert exclusivement de la langue des protocoles. « En convoquant une forme de binarité selon un enchaînement sans faille : besoin/ réponse/satisfaction/extinction du besoin, tout est fait pour satisfaire un malade devenu client. »

Dans la deuxième partie de ce livre, Guy Dana tente des réponses à des questions essentielles. Il dit notamment  que « l’espace, quand il est structuré par un ensemble institutionnel, fait naître un langage. C’est en traitant le couple espace- langage comme une pâte à modeler que l’intervalle, le tiers, ou encore l’originaire redeviennent pensables, permettant d’approcher un peu mieux l’influence, le chaos ou l’effondrement. En définitive, c’est en traitant l’espace à partir de sa réalité matérielle, en le transformant en un contenant à plusieurs lieux, que circulation et élaboration peuvent aller de pair. »

Discutants :

Luminitza Claudepierre (psychologue clinicienne, psychanalyste),

Francis Dumont (psychologue clinicien),

Ségolène Marti (psychiatre).

La rencontre aura lieu le 14 mai 2011, de 14h à 17h30

Salle des conférences du  Centre Hospitalier Saint Jean de Dieu

290, route de Vienne,  69007 Lyon

Tarif normal : 15 euros

Adhérents Analyse Freudienne ou Transverse : 10 euros

Etudiants, chômeurs : 5 euros


Conférence à Natecia Lyon

Tableau de Doïna VIERU

J’ai l’honneur et le plaisir d’être invitée

par le Docteur Marie Titeca Salvarelli – pédospychiatre,

dans le cadre du cycle « Conférence NATEPSY »,

qu’elle anime avec brillance.

Je vais y intervenir sous le titre

« Identification aux insignes du père.

Déclinaisons côté femme

à partir du « Journal de l’amour » d’Anaïs NIN »

L’entrée est libre

et je vous invite à cette conférence

que je donnerai le 9 décembre, 20h  à l’Hôpital Privé Natecia

22 avenue Rockefeller – 69008 Lyon

http://noalys.com/index.php/natecia_lyon.html

 

 

En prolongement de la colonne vertebrale…

La bouche, insiste Georges Bataille, la bouche vient en prolongement de la colonne vertébrale. Et il a besoin d’en rajouter: « Comme si des impulsions explosives devaient jaillir directement du corps par la bouche sous forme de vociférations. » Bataille décrit la bouche comme la proue des animaux et se demande par où commence le corps humain.  Il pense impossible de trouver un début à l’architecture humaine. Bataille se plaît à découvrir  à l’état latent, dit-il, la signification violente de la bouche.  Le poète la voit, cette bouche, prête à reprendre tout à coup le dessus « avec une expression littéralement cannibale comme » bouche à feu »

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LE NIVEAU INFANS DU DISCOURS

Qu’est-ce que cela veut dire, le niveau infans du discours?

Cela suppose-t-il qu’il y aurait du discours avant l’entrée dans la parole. Comment l’introduit Jacques Lacan dans le Séminaire « Le désir et son interprétation » ? Il le fait dès sa première leçon le 12 novembre 1958 par une reprise (qui n’est pas une répétition) du rapport que Freud avait établi quant au plaisir  de l’usage du signifiant. L’exercice du signifiant comme tel a la vocation de s’ajouter au besoin et participer ainsi à la création du désir. L’Autre, le lieu de l’inconscient vient en prolongement, ceci dans le cas idéal de réussite.

Qu’est-ce que le désir, se demande-t-il et nous promet une rencontre après coup de l’usage de ce mot, de la transmission du terme et de la fonction du désir dans la poésie. …Lire la suite

Sauf…

Celui qui n’accompagnait pas Maurice Blanchot était son analyste.  Celui-ci l’avait « mis à la tâche, écrivit Blanchot par la suite, en faisant le vide autour de cette tâche et probablement en me laissant croire que la tâche saurait limiter et circonscrire le vide. » Le narrateur du livre (M. Blanchot, « Celui qui ne m’accompagnait pas », Gallimard, 1953) passe par un détournement, il se crée une illusion qui lui sert de ne pas voir la modification de son discours où « tache » eu été remplacé par vie. Il parle. En vie, il parle vie, il réunit vie et instant et garde l’illusion comme un pouvoir acquis.

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La psychanalyse et l’équivoque

Le lien entre la psychanalyse et la poésie est-il insuffisamment secret? Comment l’énoncé de Novalis  « Faire de la poésie est œuvre d’engendrement. Il faut que soit individu vivant tout ce qui est poémisé« ,  se retrouve-t-il dans le dire de Freud « Là où c’était (le ça) le je doit advenir » ? Le chemin vers une ébauche de réponse s’annonce tortueux. Je vais d’abord chercher chez Novalis les prémices  de ces connexions intrinsèques. Le lire avec vous, c’est à dire, vous interpeller sur la façon dont butinez-vous dans les « Pollens » de Novalis et que pensez-vous de son assertion « Les âmes sereines ignorent le « Witz »? Selon le poète romantique, « cette tournure d’esprit dénote une rupture d’équilibre: elle est la conséquence d’une destruction et son remède en même temps… » Novalis trouve dans la passion  une forte expression de l’esprit. Il considère « qu’on est le plus terriblement porté à faire de l’esprit » dans l’état du désespoir ou de la mort spirituelle, lorsque, précise-t-il, « sont défaits tous nos liens et nos attachements ».