Des préludes langues-languissantes

« Des préludes langues-languissantes » est le titre de mon article que j’ai plaisir de publier dans

l’ouvrage collectif « Vivre le multilinguisme Difficulté ou richesse pour l’enfant »,

sous la direction de Marika Bergès-Bounes et Jean Marie Forget aux éditions érès, 2015.

http://www.editions-eres.com/parutions-auteurs/15006-luminitza-claudepierre-tigirlas.htm

Blanc Doïna VIERU« Blanc » par Doïna VIERU

Entre stase – extase, le rythme s’en souffle du Vide médian

Le texte de mon intervention dans le Séminaire « Écritures du vide » peut être lu sur le site de  ALI-Lyon:

http://www.psychanalyse-freud-lacan-lyon.com/index.php/les-ecrits/104-entre-stase-extase-le-rythme-s-en-souffle-du-vide-median-luminitza-claudepierre-2015

Le féminin s’érige du das Ding par le regard qui ne voit pas

Texte issu de mon exposé aux Journées « La condition du féminin aujourd’hui », Chambéry, octobre 2014,  à lire sur le site de ALI-Lyon:

http://www.psychanalyse-freud-lacan-lyon.com/index.php/les-ecrits/103-le-feminin-s-erige-du-das-ding-par-le-regard-qui-ne-voit-pas-luminitza-claudepiere-octobre-2014

ECRITURES DU VIDE: François CHENG

CHENG_ALI_LYON

Doïna VIERU pour Ecritures du Vide François ChengPeinture Doïna VIERU

Scruter la dimension du Vide à travers les oeuvres de

FRANÇOIS CHENG

jeudi 8 janvier 2015 – 20 h 30

ÉCRITURES DU VIDE
Considérer la dimension du Vide poétique, métaphysique, existentiel et son expression clinique à travers des oeuvres littéraires, telle est la tentative de ce séminaire .
Luminitza Claudepierre, Cyrille Noirjean et Jean-Emmanuel Denave se proposent d’interroger les occurences du Vide à l’intérieur d’oeuvres littéraires, s’inscrivant dans le sillon de Freud et de Lacan : « en sa matière, l’artiste toujours précède [le psychanalyste] et il n’a donc pas à faire le psychologue là où l’artiste lui fraie la voie ».
Cette première soirée publique s’intéressera précisément à l’oeuvre de François Cheng, né en Chine en 1929, poète, traducteur et romancier. Élu à l’Académie française en 2002, il évoquera son privilège d’entrer en dialogue avec quelques grandes figures de la pensée française : Lacan, Deleuze, Levinas, Maldiney…
« À travers ma création j’expérimente non les limites du langage, mais au contraire, le pouvoir, virtuel du langage humain qui nous permet de joindre le dire à l’indicible, le fini à l’infini, et surtout l’humain au divin. »
Luminitza Claudiepierre, Entre stase-extase, le rythme s’en souffle du Vide médian
Cyrille Noirjean, « Nommer toute chose à neuf »
Discutant, Jean-Emmanuel Denave
cycle de conférences et de débats ouvert à ceux qui sont intéressés par cette question
séminaire accueilli gracieusement par le théâtre l’élysée
http://www.psychanalyse-freud-lacan-lyon.com
entrée libre
Théâtre de l’Élysée – 14, rue Basse-Combalot – LYON 7
métro ligne

La condition du féminin

Peinture de Doïna VIERU

Peinture de Doïna VIERU

Journées de l’Association Lacanienne  Internationale Rhône-Alpes

Le 3 octobre 2014 à 21 heures

Les 4 et 5 octobre 2014 de 9 heures 30 à 17 heures 30

Auditorium du Nivolet – C.H.S. de la Savoie

Avons-nous des références bien établies pour parler du féminin aujourd’hui.

Nous sommes dans une période où les « progrès » qui ont transformé la condition féminine se payent d’un prix dont les cures nous donnent un certain éclairage.

Du coup le féminin comme abri pour une femme, comment en rendre compte.

Par exemple qu’est devenue la place des femmes, face à la déconstruction de l’Œdipe et de la famille.

Quel appui pour le féminin si la Mère est devenu la pièce maîtresse de l’attribution de la fonction phallique.

Comment est appréhendé le non rapport sexuel si les contraintes de structure entre homme et femme ne font plus partie d’une sorte de savoir inconscient.

Si l’on considère que le féminin est intimement lié à la fonction symbolique c’est-à-dire ce qui s’organise dans le manque, quel accueil est-il possible de faire à ce manque dans un social qui contraint, demande toujours plus d’être présent, visible…

Heureusement le féminin reste toujours à l’œuvre, comme un trait d’esprit, dans des paroles, des symptômes qu’il faut savoir accueillir comme une bonne nouvelle de l’inconscient.

Responsables : Gérard Amiel, Maryvonne Febvin, Marisa Fiumano, Sylvie Lanfray, Jean‑Paul Hiltenbrand, Françoise Rey

Programme

Vendredi 3 Octobre – 21h00

Présidente :                           Laurence Meignin
Discutant :                            Christian Rey

Jean Christophe Brunat :       À corps perdu
Sylvie Lanfray :                    Mal(e)- aimée
Maryvonne Febvin :              Réunions Tupperware

Samedi 4 Octobre – 9h30

Président :                             Jérôme Lebaud
Discutant:                             Suzana Morath

Françoise Rey :                     Introduction
Luminitza Claudepierre :       Le féminin s’érige du Das Ding, par le regard qui ne voit pas
Amandine Jayet :                  L’indécision du désir féminin
Odile Fombonne :                  Comment le féminin implique-t-il le langage ?
Helen Sheehan :                    Ein Mädchen für alles, extrait du journal intime de Rebekka

Samedi 4 Octobre – 14h30

Président :                             Gilbert Letuffe
Discutante :                           Elisabeth Chrysanthou

Marisa Fiumanò :                  Les intérêts du sexe
Olivier Coron :                      Éloge de la pudeur
Nadine Epron :                      La condition d’ombre ne fait pas nécessairement une vie de fantôme
Annie Gebelin Delannoy :     Une femme… condition-elle

Dimanche 5 Octobre – 9h30

Président :                             Frédéric Davion
Discutant :                            Alexis Chiari

Jean Luc Cacciali :                 Y a-t-il une nouvelle économie psychique côté féminin ?
Pierre Arel :                          Une femme, que peut-elle attendre d’un homme aujourd’hui ?
Karine Poncet –Montange : Plus celles d’antan ?
Marianne Amiel :                  Cœur brisé

Dimanche 5 Octobre – 14h30

Présidente:                            Dominique Janin Duc
Discutant :                            Pierre Marchal

Gérard Amiel :                       D’une extraction difficile.
Anne Marchal  Joos:             Objet de / objet cause de : se déprendre du maternel
Jean Paul Hiltenbrand :          Il n’y a qu’une libido, la mâle, dit Freud

Droit d’entrée : 60 € ; étudiants : 40 €

Nombre de places limité dans l’auditorium

JOURNEES DE TRAVAIL DES 8 ET 9 FEVRIER 2014, GRENOBLE

ASSOCIATION LACANIENNE INTERNATIONALE  RHÔNE-ALPES

 

 

Automatisme mental et hallucinations

Que nous apprennent les psychoses de notre rapport à l’inconscient ?

Dans son rapport aux autres et à lui-même, l’homme doit en passer par le langage. Il manifeste une appétence extraordinaire, dès la vie in utero, pour ce langage anti- naturel, qui n’a d’égal que sa protestation devant la tâche à accomplir pour s’y trouver une place. C’est dans cet écart entre jouissance de la langue et protestation qu’il se constitue un savoir inconscient qui va lui permettre d’entrer comme sujet dans sa relation aux autres et à son objet.

Dans les psychoses, Lacan nous dit : « L’inconscient est là mais ça ne fonctionne pas, c’est-à-dire que le fait qu’il soit là ne comporte par lui-même aucune résolution…mais une inertie spéciale. » Il ne fonctionne pas pour organiser, dialectiser les échanges avec l’autre, mais il est bien là, « à ciel ouvert », exposant avec crudité parfois les grandes thématiques inconscientes, le sexe, l’agressivité et la mort. Il s’autonomise, dans le dévidage absurde des pensées de l’automatisme mental, dans le redoublement infini des voix hallucinatoires, et il libère ainsi l’imaginaire qui se fragmente ou au contraire se fige dans une signification fixe. Le réel lui-même s’en trouve délié. Ce que nous appelons folie, psychose, a toujours à voir avec une déliaison de ces trois instances.

Si l’automatisme mental et son cortège hallucinatoire a pour conséquence une désocialisation de celui qui en est la proie, ce dernier tente souvent d’en faire savoir quelque chose en s’adressant à l’autre, que ce soit par la parole ou par le truchement d’écrits. Le recueil du texte et du trajet du signifiant et de la lettre qui circulent dans les automatismes mentaux et les hallucinations est ainsi indispensable et permet au clinicien attentif de découvrir ce savoir inconscient qui nous étonne régulièrement par sa fulgurance et sa pertinence, tout autant que par l’incapacité qu’a le porteur d’en faire usage pour lui-même.

Notre travail au cours de ces journées sera de préciser comment nous pouvons, en alliant dans le transfert rigueur de l’écoute et altérité de la lecture, nous repérer dans ces propos énigmatiques. Une étude sériée de ce savoir inconscient, dont nous avons à préciser les effets, nous est riche d’enseignements pour prendre la mesure de certains phénomènes collectifs ou individuels contemporains, bien au-delà de la clinique des psychoses.

Responsables : Pierre Arel, Alexis Chiari, Laurence Meignin

AUDITORIUM DU MUSEE DE GRENOBLE

5, place lavalette

 

Samedi 8 février de 9 h.30 à 13h.

Présidente : Laurence Meignin

 

Alexis Chiari : Une structure humanisée du réel

Jean-Luc Cacciali : Les structures lacaniennes des psychoses

Marianne Amiel : Sur les bords

Christine Bouvier-Muh : Mais madame !

 

Samedi de 14h.30 à 17h30

Président : Jean-Jacques Tyszler

Jean-Marc Faucher : Un quart de philo, un quart de clinique

Régis Patouillard : Hallucinations et dialectisation

Fabrizio Gambini : Croc blanc

 

Dimanche 9 février  de 9h.30 à 13h.

Président : Louis Sciara

Luminitza Claudepierre : « Mais pas ça », …suspens pour border la fêlure

Pierre Arel : Quel acte dans les psychoses ?

Charlotte Bayat : Fait clinique : lorsque « les voix des invisibles » commandent

Anne Enot : Le dédoublement de la fonction

 

Dimanche de 14h.30 à 17h30

Président : Bernard Vandermersch

Gérard Amiel : Vers le réel

Jean-Paul Hiltenbrand : Les enjeux des paroles imposées

Marcel Czermak : Avons-nous avancé ?

 

http://www.freud-lacan.com/Journees_etude-Evenements/Journees/Les_journees_d_etudes/Automatisme_mental_et_hallucinations_Que_nous_apprennent_les_psychoses_de_notre_rapport_a_l_inconscient

 

 

… RACCOURCI

Une rétrospective GIACOMETTI à Grenoble

autour de la cage…

Le doute de l’artiste « peut-être suis-je un faux sculpteur et un faux peintre » s’édifie en colonnes. La cage-tiers est là pour Deux. Pour les tenir ensemble? Pour les désunir?

Où sont les figures de Giacometti « sinon dans la mort »? Et à Jean Genet de poursuivre: « d’où elles s’échappent à chaque appel de notre œil pour s’approcher de nous. »

Dans l’espace dialogique de son texte « L’atelier d’Alberto Giacometti », l’écrivain est amené à répondre à l’artiste sur la différence d’intensité entre les statues de femmes et les bustes d’homme qu’il avait noté. De l’hésitation de Genet se nouent les propos suivants : « c’est peut-être que malgré tout, la femme vous paraît naturellement plus lointaine…ou bien vous voulez la faire reculer… » (Jean Genet, OC, t. V, p. 49) L’image de la mère « si haut placée » viendra à l’esprit de Genet dans un premier temps. L’idée que les statues « (ces femmes) de Giacometti veillent un mort » allait se préciser un peu plus tard, à la page 65.

Cage 3

Groupe de travail ouvert sur « L’étourdit »

« L’étourdit » (Lacan, 1972):

détours par la parole poétique et analysante »

Contacter Luminitza Claudepierre 06 20 36 74 71 lumimolda@yahoo.fr

Lieu: 20 impasse Beauvallon 69800 Saint Priest

La 1ère séance de notre 2ème année de travail est prévue pour

le jeudi 26 septembre 2013, à 21h.

 

PS: Le texte « L’étourdit »  est publié dans les « Autres écrits » de Lacan, p. 449-495,

mais nous avons aussi la version Scilicet que je propose de privilégier.
Christian Fierens a publié déjà deux lectures de « L’étourdit  » (Harmattan, 2002 et Eres, 2012), ses livres nous servent d’appui,

ainsi qu’une autre référence: Alain Badiou, Barbara Cassin  » Il n’y a pas de rapport sexuel Deux leçons sur « L’étourdit » de Lacan », Fayard, 2010, etc.

 

Secousses passionnelles sur les rives du sevrage maternel

C’est le titre de mon nouvel article paru dans la revue PSYCHANALYSE, n°25.

Il peut être lu sur Cairn. info :

Luminitza Claudepierre Tigirlas « Secousses passionnelles sur les rives du sevrage maternel », Psychanalyse 3/2012 (n° 25), p. 101-115.
URL :
www.cairn.info/revue-psychanalyse-2012-3-page-101.htm.